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Guide info-pratique

Cette rubrique comporte des informations utiles à la compréhension et au développement des OSC (association, GIC)

Articles et reflexions

Aperçu sur les OSC du Cameroun

En termes légaux, huit (08) types d’organisation opèrent au Cameroun :

  • Les associations à but non lucratif régies par la loi n°90/053 du 19 décembre 1990 ;
  • Les Organisations non gouvernementales, ONG, sont régies par la loi n0 99/014 du 22 décembre 1999 relative aux organisations ;
  • Les Coopératives et Groupes d´Initiatives Communes, GIC, sont régies par la loi n0 92/ 006 du 14 août 1992 relative aux sociétés, coopératives et groupes d´initiatives communes ;
  • Les organisations religieuses sont régies par la loi n0 90/053 du 19 décembre 1990 relative á la liberté d’association ;
  • Les Mutuelles sont régies par la loi n0 93/015 du 22 décembre 1993 relative aux
  • Mutuelles ;
  • Les associations sportives sont régies par la loi n0 96/09 du 05 août 1996 fixant la Charte des activités physiques et sportives ;
  • Les syndicats des travailleurs du secteur privé sont régis par la loi n0 92/07 du 14 août 1992 portant sur le code du Travail ;
  • Les syndicats des travailleurs de la fonction publique sont régis par la loi n0 68/LF/19 de novembre 1968 relative aux associations syndicales non régies par le Code du Travail.

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De façon générale on peut classifier les OSC en retenant leur domaine et leur taille. Mais tenter de les recenser toute pourrait s’avérer ardue compte tenu du fait qu’elles sont créées et dissoutes quotidiennement.
L’existence des associations au Cameroun précède le cadre légal actuel en vigueur. Les associations culturelles sont celles inscrites dans le patrimoine.
Au terme du 6ème et dernier Plan quinquennal de développement social, économique et culturel (1986-1991) qui planifiait la politique du développement du Cameroun et du nouveau Programme d’Ajustement Structurel appliqué par la Banque mondiale, tout cela justifié par la récession causée par la crise économique, des acteurs non étatiques camerounais ont été inspirés pour mettre sur pied des entreprises d’œuvre sociale.
C’est au milieu des années 90 que les associations de nature diverses, encouragées par le nouveau cadre légal en vigueur, ont connu un foisonnement.
La chute brutale du niveau de vie et des matières premières au cours de la décennie 90 a conduit à la véritable émergence du mouvement associatif au Cameroun. Des sondages et des enquêtes menées à ce sujet révèlent en effet que parmi les raisons ayant impulsé la création des associations, figure en bonne et première place la lutte contre la pauvreté et particulièrement les difficultés liées à des questions de survie telles l’éducation et la santé.
La société civile pèse d’un poids social et économique important, pourtant jusqu’ici les études qui tentent de donner des chiffres précis peinent à se prononcer clairement. Les données quantitatives et qualitatives sur les OSC ont le défaut de ne pas être régulièrement actualisées.

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La notion de jeunesse au Cameroun

Au Cameroun, la jeunesse en générale de par sa taille, représente la catégorie sociale la plus importante de la population. D’après le Document de Stratégie de Réduction de la Pauvreté (DSRP) élaboré en 2003, la jeunesse camerounaise (moins de 35 ans) représente plus de 72% de la population.

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Dans le document de Politique Nationale de la Jeunesse (PNJ) adopté le 07 octobre 2006 au Palais des congrès de Yaoundé, l’âge légal du jeune est fixé dans la tranche de 15 à 35 ans. Le gouvernement déclarait ainsi que le jeune c’est tout individu âgé de 35 ans au plus.
Il convient de dire que la Politique Nationale de la jeunesse (PNJ) du Cameroun s’est arrimée à la Charte Africaine de la Jeunesse (CAJ) adoptée en 2006 à Addis-Abeba en Ethiopie. Laquelle Charte Africaine avait arrêté la tranche 15-35 ans pour fixer l’âge du jeune africain.
Pour expliquer la limite d’âge de 35 ans, les délégués réunis à Addis-Abeba et ceux réunis à Yaoundé affirment avoir pris en compte les années 90 lorsque la crise économique avait empêché les Etats africains de tenir leurs engagements vis-à-vis de la jeunesse. C’est donc dans le but de ne pas oublier leurs obligations envers la génération 90 que les délégués des Etats africains ont fixé à 35 ans la limite de l’âge légale de la jeunesse.
Lorsque l’on parle d’association de jeunes on dira alors que c’est une organisation dont la moyenne d’âge des promoteurs se situe entre 15 et 35 ans.

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La politique de la jeunesse de l'Etat du Cameroun

Diverses recommandations de l’Organisation des Nations Unies (Programme d’Action Mondiale pour la Jeunesse – PAMJ), de l’Union Africaine (Charte africaine de la Jeunesse, 5e Forum pour le Développement de l’Afrique) et d’autres instances multilatérales préconisent une meilleure prise en compte des aspirations et besoins de la jeunesse dans les programmes de développement et dans le processus de prise de décision dès lors que cette catégorie sociale représente de par sa taille, la tranche la plus importante de la population.

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Au Cameroun, sur le plan national, la jeunesse constitue une préoccupation du gouvernement. Cette préoccupation s’illustre de plus en plus depuis ces récentes années par de nombreuses réalisations en sa faveur. A cet effet, la création le 8 décembre 2004 d’un département ministériel chargé spécialement des questions de jeunesse témoigne de la volonté des pouvoirs publics de renforcer l’encadrement de cette couche sensible de la population.
L’article 23 du Décret n°2004/320 du 8 décembre 2004 qui crée le Ministère de la Jeunesse l’attribue entre autres missions, la coordination de l’action et du suivi des associations et mouvements de jeunesse.
En exécution de cette mission, le Ministère de la Jeunesse a élaboré et validé en 2006 la Politique Nationale de la Jeunesse (PNJ) dont l’un des axes prioritaires est la promotion de la pleine participation des jeunes dans la prise de décision à travers la mise en place du Conseil National de la Jeunesse. Une institution qui est au cœur des préoccupations de la haute hiérarchie de l’Etat. Pour preuve, la haute prescription du Chef de l’Etat dans son message à la jeunesse le 10 février 2007 à travers lequel il a instruit l’accélération du processus de mise en place de cet organe. C’est ce qui justifie la création par le Ministre de la Jeunesse en mai 2007 d’un Comité de pilotage chargé de conduire à terme la mise en place de cet organe stratégique.
La première activité du Comité de pilotage a consisté en la définition du type du Conseil National de la Jeunesse que les jeunes Camerounais voudraient adopter parmi les trois principaux modes d’organisation qui existent en la matière :

1- initiative exclusive des organisations de jeunesse et des mouvements estudiantins (Belgique, Turquie, Grèce, Suède) ;
2- initiative exclusive de l’Etat (France, Zambie, Costa Rica, Philippines) ;
3- initiative conjointe de l’Etat et des organisations de jeunesse (Lituanie, Côte-d’Ivoire).

Au cours de la première session du Comité de pilotage, les jeunes, après avoir suivi l’exposé y relatif fait par M. SELEMA AKEDJOL, Directeur de la Vie Associative et des Loisirs au Ministère de la Jeunesse, les jeunes choisiront majoritairement le troisième type qui associe les pouvoirs publics et les organisations de jeunesse.
A titre de rappel le Conseil National de la Jeunesse est la plate forme nationale des organisations et mouvements de jeunesse. Il a pour objet, de favoriser la participation pleine et effective des jeunes à la vie de la société et au processus de prise de décision.
Il a pour but, la promotion et l’épanouissement des jeunes au Cameroun par un rôle consultatif, proactif et représentatif auprès des institutions nationales et internationales sur les sujets relatifs à la jeunesse.

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Notions sur le développement durable

Le développement durable est un mode de développement économique qui est inspiré du souci de concilier le progrès économique, social et la préservation de l’environnement, considérant ce dernier comme un patrimoine à transmettre aux générations futures.
L’expression « développement durable » provient du concept anglophone « sustainable development ». Il apparaît pour la première fois en 1980 dans la Stratégie mondiale de la conservation, une publication de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

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Le principe du développement durable consiste à développer des activités en tenant compte de leurs impacts à court, moyen et long terme sur l’environnement, les conditions sociales et l’éthique.
Ce concept repose sur la nécessité de préserver les ressources pour les générations futures tout en maintenant un objectif de croissance. Le marché des énergies renouvelables et le commerce équitables sont, entre autres, des activités de développement durable.
Aujourd’hui dans le monde, suite à des alertes telles que le changement climatique, de plus en plus d’entreprises engagent des démarches de développement durable en s’intéressant notamment à leurs sources d’approvisionnement en matières premières et emballages (conditions de culture et condition de travail des salariés, etc.), à la gestion des ressources (eau, énergie) et à la gestion des déchets.
Le développement durable est un concept qui est aujourd’hui unanimement recommandé dans le monde. Afin d’y contribuer, il faut de manière générale :

  • Maintenir l'intégrité de l'environnement pour assurer la santé et la sécurité des communautés humaines et préserver les écosystèmes qui entretiennent la vie;
  • Assurer l'équité sociale pour permettre le plein épanouissement des populations, l’essor des communautés et le respect de la diversité;
  • Viser l'efficience économique pour créer une économie innovante et prospère, écologiquement et socialement responsable.
Schéma du développement durable

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Documents structurants et Conseils juridiques

Actes du Séminaire sur le Renforcement des capacités de gestion des associations et des mouvements de jeunes. Yaoundé, septembre 2007 (avec l’intégralité de la loi N° 053/90 du 19 décembre 1990 disposant la liberté d’association).

Guide pour la compréhension et l’application de la législation sur les Groupes d’Initiatives Communes (loi N° 92/006 du 23 novembre 1992).

Le soutien la politique culturelle.

Loi N°99/014 du 22 décembre 1999 régissant les Organisations Non Gouvernementales.

Entretien de l’association SYJEDEC avec Charlotte BIKA,
Déléguée du GIC RAVED (Relance agricole vigoureuse et durable),
Propriétaire d’une ferme avicole au quartier Emombo à Yaoundé.

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SYJEDEC : Bonjour, ce n’est pas tous les jours que l’on voit une jeune femme conduire une ferme avicole comme vous le faites. Que répondez-vous à cela ?

Charlotte BIKA : De prime abord, j’évoquerai la question du chômage, ensuite celle des opportunités qu’offre l’auto-emploi. Je ne vous apprends rien lorsque je vous dis que le chômage est un mal et une gangrène dans la société camerounaise d’aujourd’hui, avec pour conséquences : l’oisiveté, le rejet de soi, la déprime, les déviances, etc., qui conduisent à la désintégration de l’individu. Heureusement, le gouvernement actuel qui se montre de plus en plus volontariste a mis en place des dispositifs afin de pallier la problématique du chômage des jeunes. C’est ainsi qu’il existe au Cameroun de plus en plus de structures et programmes gouvernementaux qui accordent des formations et des financements aux personnes qui en font la demande. Je suis simplement une des bénéficiaires d’un de ces programmes gouvernementaux.

Qu’est ce qui vous a motivé pour vous orienter dans l’aviculture ?

Il fallait bien commencer quelque part. C’est justement ma situation critique de chômage et de pauvreté d’antan. Avant de vous dire ce qui m’a motivé pour l’aviculture, je dois préciser que je vivais en dessous du seuil de pauvreté et pouvais passer des mois entier sans avoir une pièce de 100 francs. Posséder 500 francs représentais un luxe pour moi. Avant ce projet, ça faisait longtemps que je n’avais pas obtenu 10000 francs. Quant à mon choix pour l’aviculture, au Départ j’envisageais un projet de culture et de transformation du manioc mais les délais de soumission du dossier de subvention étant dépassés, j’ai opté pour une ferme avicole pour générer des revenus. Ça n’a pas été facile avec l’entourage qui n’encourage pas beaucoup (la famille, les membres du GIC). Cela fait que le leader est très souvent seul face à ses projets et ambitions. Il faut beaucoup de ténacité pour réussir.

Après cette première expérience, pouvez-vous affirmer que le résultat vous satisfait ?

À mon humble avis quand on a la tête sur les épaules, on sait que l’argent n’est qu’un moyen, un facilitateur d’échange. Ce qui est le plus précieux dans ce qu’on entreprend, c’est l’expérience et la plus-value en termes de connaissance, de sagesse ou intelligence acquise et une leçon bien retenue.

Quelles sont les principales difficultés que vous rencontrez pour la conduite de votre ferme ?

La première difficulté c’est l’arnaque. Quand on est novice dans un domaine on se fait correctement abuser au point d’engraisser votre bourreau. La deuxième difficulté consiste à trouver un site viable pour l’exploitation. La troisième c’est le matériel adéquat qui demeure très cher d’où les problèmes d’approvisionnement, surtout en aliment. De plus, le coût du poussin est élevé et parfois on peut tomber sur la mauvaise qualité.
La pratique et l’utilisation des méthodes archaïques, faute d’outils adéquats, freinent énormément le rendement de la production. Et il ne faut pas oublier les vaccins et autres produits sanitaires qui sont encore très chers.
En ce qui me concerne, l’aviculture est une activité comme toutes les autres. Toute activité comporte un risque d’échec lorsque les notions de bases ne sont pas appliquées et le mode d’emploi pas respecté. L’aviculture est une activité qui nécessite beaucoup d’expérience, de détermination, de patience [travail acharné jour et nuit sans relâche, on se décourage facilement], la ponctualité [se lever tôt, donner les traitements au temps opportun, à la période ou à l’âge prescrit sans surdosage], la propreté [les poulets salissent énormément le sol], l’attention, l’affection et la responsabilité.

Le résultat vous motive-t-il pour continuer cette activité, si oui quelles sont les innovations que vous comptez apporter ?

Bien sûr. Je compte d’ici peu de temps agrandir ma ferme après écoulement de la première bande. J’envisage en même temps produire du maïs, du soja et des arachides sur 03 hectares de terre et être productrice de la provende que j’utiliserai.
À moyen terme je voudrai bien ouvrir une entreprise de provende et ensuite devenir productrice des parentaux et pondeuses. À long terme j’ai le projet d’ouvrir un complexe agricole, une sorte d’université agricole.

Quels conseils pourriez-vous prodiguer aux jeunes qui voudraient se lancer dans l’aviculture ?

Je Leur dirai qu’il faut prendre conscience de sa situation et que l’entreprenariat privé offre beaucoup d’opportunités d’emplois. L’aviculture est une activité porteuse au Cameroun. Pour terminer, il faut se lever, agir, et accepter d’apprendre auprès de ceux qui sont déjà installés, sans complexes.

Entretien réalisé le 19 décembre 2009 à Yaoundé

Charlotte Bika présentant les produits de sa ferme La déléguée du GIC RAVED à l'oeuvre

Mise à jour: 28.05.10 - 13:44

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